mardi 30 octobre 2012

Craquent les aiguilles


Sous les pas craquent les aiguilles
Les pins éploient leur brun tapis
Fin d'août est là le soleil fuit
Sous les pas craquent les aiguilles

Les yeux fermés visages aimés
Présents-absents chauds et vivants
Mémoire chérie de beaux instants
Visages aimés les yeux fermés

Pour le promeneur solitaire
La lente marche est bien légère
Même si l’été tire à sa fin

Les yeux ouverts sous les vieux pins
Le cœur fredonne la vie qui va
Les aiguilles craquent sous les pas

Jean-Pierre Gardelle
Aout 2009 – septembre 2012